Vitrail Petite Flèche
La vélopsyrale
L’équipe est composée de Louise (Vitrail Petite Flèche), vitrailliste de formation et qui réinvente l’art du vitrail pour l’intégrer dans des scénographies modernes et innovantes, et de Julien, ancien· agriculteur·ice et thésard·e en informatique, qui travaille le métal pour redonner vie autrement à d’anciennes machines.
La vélopsyrale est une sculpture mobile et interactive, mêlant acier et vitraux, sous la forme d’une triple spirale d’aspect végétal futuriste, qui tourne autour de son axe vertical entraînée par un vélo modifié et actionné par les spectateur·ices. Sur les spirales en acier sont fixées des feuilles en miroir et en verre coloré.
L’ensemble rappelle l’éolienne hélicoïdale végétalisée, cette forme hybride évoquant une technologie alternative qui se mêle au végétal et la promesse d’un futur possible et enviable, dans lequel l’humanité a décidé de combiner technologies adaptées et monde végétal, pour sortir d’une course à la croissance effrénée et du technocratisme. Cela symbolise également le vivant qui reprend ses droits et envahit le métal de la spirale. Nous travaillons avec des matières brutes, l’acier et le verre.
En plus de symboliser la low-technologie, la sculpture mobile que nous proposons en est une représentation concrète avec le vélo, qui permet de mobiliser l’énergie et la volonté humaine.
La structure en spirales et en rotation produit un effet visuel et hypnotique de pousse verticale, qui monte depuis la base, symbolisant la graine.
Le fait d’avoir choisi de faire les feuilles en miroir permet d’une part de jouer avec la lumière, qu’elle soit solaire de jour ou artificielle de nuit, mais est aussi une représentation d’une symbiose entre le métal technologique, rappelant dans un style SolarPunk les panneaux solaires et l’ère industrielle, et le végétal avec des feuilles d’aspect rétro-futuristes. Cela permet aussi de créer des effets psychédéliques à l’aide des reflets. Le fait d’avoir ajouté des feuilles de couleurs très vives illustre un monde végétal futuriste qui reprend ses droits.
La proposition est interactive. Les spectateur·ices pourront prendre place sur un vélo modifié, pédaler et faire lentement tourner la structure, pendant que d’autres pourront la contempler.